Nous sommes sous le choc

(Tribune Site de la mairie, Clamart-infos n°144 décembre 2015)

Au moment d’envoyer notre tribune, nous apprenons les monstrueux attentats à Paris.

Nous voulions parler de la place de la gare, dire combien nous voulions nous opposer à sa vente. Avec des mots, nous voulions communiquer, expliquer, réagir pour notre futur. Avec des mots. Des mots.

Ce vendredi 13 novembre, des assassins se sont exprimés avec les armes, aveuglément, massivement.

Et là, les mots nous manquent. Comment peut-on en arriver là ?

Notre monde ne tourne décidément pas rond. La menace devient terrifiante, pour tout : notre Terre, notre santé, notre société, désormais notre liberté.

Nous tenons à exprimer notre admiration pour les équipes médicales et de sécurité, et surtout, toute notre compassion pour les proches de toutes les victimes et pour tous les blessés de ce terrible vendredi.

P. Carrive

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Une réponse à Nous sommes sous le choc

  1. Philippe Lorrain dit :

    Pierre Carrive, merci,
    merci pour cette « tribune », merci de l’émotion qui y est exprimée dès le lendemain des désormais intitulés « attentats de Paris », déjà banalisés et récupérés, mais cette récupération n’est pas l’objet de ma réponse, ce serait trop long, et mon avis n’aurait aucun intérêt sans une discussion collective, ce qui semble n’avoir pas été possible, pour l’élaboration commune d’une expression du conseil municipal.
    Dans cette tribune l’intention initiale était de revenir avec des mots, des mots concernant le « projet gare » : l’émotion et les circonstances dramatiques les empêchaient.
    Je reçois ce matin, dans ma boite aux lettres le « Clamart Info », l’information promise ne m’apparait que communication de la majorité élue.
    Deux images, belles, me retiennent.
    La « une » : la photo de la vaste esplanade de la place de la mairie, illuminée aux couleurs de la république et les trois mots qui sont au fronton de nos institutions seraient-elles critiquables? Belle image… Comment dire autre chose ? Image…
    En page dix et onze, encore une très belle photo, de la même place sous un autre angle, cadrant la beauté de notre « village », un jour exceptionnel de neige sous un ciel bleu : le pavillon Nicolas, l’Eglise Saint Pierre Saint Paul et la Maison Ferrari en font l’arrière plan rassurant d’où ressortent la fontaine Thurotte… et cet étonnant géant à bicyclette, élégante ferraille rouillée soulignée par le liséré blanc neigeux. Et la vastitude du lieu permet le recul pour un cadrage sans artifice : on se sent bien dans cette vue, c’est une perspective qu’on connait. Image magnifique : n’est-elle pas belle notre ville ?
    Et page dix huit : « le projet gare est choisi » ! Ah bon ! On évoque la concertation et on nous montre deux croquis, genre « vue d’artiste », dont on doute qu’un photographe aurait le recul nécessaire pour les cadrer réellement : de hauts immeubles dont l’architecture n’a plus rien à voir avec les photos de nos quartiers que montre habituellement le bulletin municipal.
    Je garde l’impression de me « faire avoir » en refermant ce Clamart Info. Images qui nous manipulent, il y manque des mots.
    J’aurais bien aimé connaître les mots de cette tribune avortée par des circonstance dramatiques, et qui auraient contrebalancé les images du BM, concernant le projet gare. Des mots avec du cœur et pourquoi pas aussi de l’émotion : on peut être en colère et on doit pouvoir l’exprimer publiquement.
    Merci, Pierre Carrive, de ne pas avoir cédé ce petit espace éditorial : la diversité des points de vue est salutaire.

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