Au revoir, et surtout…

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°157  mars 2017)

…un énorme merci à Farid Bentaïeb pour avoir, depuis 1997, proposé au théâtre Jean Arp une programmation si belle, si ambitieuse, si variée. 1 250 000 spectateurs s’y sont enrichis.

On a parlé d’élitisme. C’est confondre avec l’intelligence. Les spectacles proposés, parfois exigeants, étaient toujours accessibles (et pas seulement financièrement).

Ce théâtre est réputé dans toute la France. Il doit le rester.

Le Maire de Clamart, avant d’être élu, avait promis qu’il « dépolitiserait la culture ». Mais la véritable culture ne peut être que politique! Elle doit faire réfléchir. Si elle ne vise qu’à divertir, c’est-à-dire à annihiler tout esprit critique, elle reste éminemment politique… mais dans le sens le plus terrifiant du terme, puisqu’il ne s’agit plus que d’asseoir encore un peu davantage l’ordre établi.

P. Carrive et M.-C. Vandrell

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6 réponses à Au revoir, et surtout…

  1. Berthelier dit :

    Ce qui est étonnant est qu’il soit resté aussi longtemps après l’élection de ce maire inculte pour qui culture se résume sans doute à Hanouna, Patrick Sébastien ou Zemour!
    Consternant, il suffit de voir le niveau de la programmation du cinéma Jean Arp que je fréquentais assidûment et où je ne vais plus jamais.
    Vivement le changement!

    • CCadminWP dit :

      Bonjour,
      Le programme n’a pas vraiment changé : il était établi longtemps à l’avance par F. Bentaïeb.
      Pour notre part nous ne connaissons pas vraiment les goûts en matière de spectacle de JD Berger et votre jugement sur ceux-ci n’engage, pour l’instant, que vous.
      Bien cordialement,

      • CCadminWP dit :

        Petite erreur de notre part : la programmation du cinéma est due à Christophe Duthoit (Farid Bentaïeb étant chargé du seul théâtre), en poste depuis longtemps, et nous n’avons pas l’impression qu’il y ait eu une évolution négative depuis l’élection de M. Berger.
        De l’avis de beaucoup, cette programmation mélange au contraire assez habilement des films plus ou moins « grand public » avec des films moins connus. Et les conditions techniques sont tout à fait correctes.

  2. Pascale dit :

    Bien d’accord avec vous ! La programmation du théâtre Jean Arp est exceptionnelle. Et oui, la véritable culture ne peut être que politique ( avec la définition que vous en donnez).

  3. Madame Zahra zaza dit :

    Je regrette énormément le départ de Farid Bentaieb, c’est quelqu un que j appréciais, pardon que j apprecie et il manquera beaucoup à J Arp
    Je me souviens de la première fois où je l’ai vu c était à une présentation de la prochaine saison tout au début j ai vu un homme qui aimait ce qu il faisait avec toujours le sourire jamais de prétention
    Quand arrivait le mois de juin il présentait ses choix et ça m enervait car je n arrivais pas à choisir il était tellement enthousiasme dans ses choix
    Jamais je n’ai été déçu de ma sélection, de plus le programme était très diversifié
    Et Jean Arp sans lui ne sera plus pareil
    Je souhaite à Farid Bentaieb un bon avenir

  4. Boisson dit :

    Bonjour,

    Installé depuis pas longtemps à Clamart, je ne connais pas Farid Bentaïeb et son type de programmes. Toutefois l’article « Au revoir, et surtout… » paru dans la tribune « Expressions » du N°157 de Clamart info dit exactement ce qu’il faut dire par rapport à des impressions très récurrentes . Bravo !
    A préciser toutefois que c’est l’esprit de parti dans la politique ainsi que ses collusions en huit-clos qui étouffent la dimension non partisane de la politique dans la culture tout public.
    Effectivement une culture devient « politique » à partir du moment où elle se mûrit dans du sens donné à la vie, et c’est plus essentiel que de la sous-traiter à une fonction récréative qui finit par infantiliser tout le monde.
    Les écrivains, les artistes… je puis vous le confirmer par des échanges permanents, ne sont pas dupes de cet aplatissement général.
    La culture n’a aucun avenir si les élus sont seulement des technocrates-comptables sans intériorité vivante et participative. S’ils sont morts en maturation, comment peuvent-ils être motivés à promouvoir la dimension vitalisante de la culture ? Peut importe alors qu’ils soient de droite, de gauche, centristes, verts, ou d’un parti plus extrême.
    Cela crée une véritable Chape d’étouffement sous laquelle je crains que la démocratie vienne à moisir en profondeur, et si cela devient notre perspective je ne donne pas cher de notre avenir !

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