La SPLA-Panorama, bras armé du béton armé

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°175  janvier 2019)

Presque toutes les opérations immobilières à Clamart (et il y en a beaucoup – qui, au passage, occasionnent de réelles difficultés de circulation, sur les trottoirs comme sur les chaussées) passent désormais par cet organisme.

Pour la transparence, là on peut circuler : il n’y a rien à voir. Pourquoi le maire refuse obstinément que l’opposition soit représentée à son CA ? Mystère…
En revanche, pour les élu·e·s qui y siègent, c’est Noël tous les mois : 913 € net pour sa présidente (déjà première adjointe et conseillère régionale – total : 4122 € !).

Les décisions se prennent maintenant au niveau du Territoire. Certes c’est la loi. Mais cela éloigne encore plus les citoyen·ne·s.Nous avons bien un rapport, mais très incomplet, et seulement une fois par an (voir notre article sur clamart-citoyenne.fr).

Nous vous souhaitons une excellente année 2019 !

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Meilleurs vœux 2019 !

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Au Conseil municipal du mercredi 5 décembre 2018

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Le Maire, l’AUT et la démocratie…

Lors du conseil municipal du 11 octobre, nous avions posé une « question orale » au maire de Clamart.

Cette question était relative au fait que l’Association des Usagers des Transports (Clamart) avait fait une demande de stand au forum des associations et que cette demande était restée sans réponse.

Nous avions bien entendu envoyé cette question 48 heures à l’avance, pour être conforme avec le règlement intérieur. Et que dit ce RI ? Exactement ceci :
« Conformément à l’article L. 2121-19 du CGCT, les conseillers municipaux ont le droit d’exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. Le texte de la question est adressé au maire par courrier électronique 48 heures au moins avant la séance du conseil municipal afin de permettre au Maire ainsi qu’aux services municipaux de donner à la question une réponse aussi précise et argumentée que possible. » (Article 5).

La réponse a été stupéfiante : « Je fais confiance en mes services. S’ils refusent cette demande à cette association, il doit y avoir des raisons. » Rien d’autre.

Chacun appréciera la précision et le degré d’argumentation de la réponse du maire.

Nous avons donc écrit au maire pour lui réitérer notre questionnement et lui rappeler les exigences minimales en termes de fonctionnement démocratique du conseil municipal.

Et, puisque le maire se défaussait sur le service de la vie associative et le désignait comme responsable en dernier ressort des décisions prises relativement aux demandes de l’AUT,
nous avons également écrit à ce service pour qu’il nous fasse savoir pourquoi ces demandes n’ont pas reçu de réponse et quels étaient les points du règlement du Forum des associations que l’AUT n’avait pas respectés.

Ces deux courriers sont restés, à ce jour, sans réponse…

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Retraites : améliorons le système par répartition !

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°174  décembre 2018)

La réforme du gouvernement prévoit que 1€ cotisé donnera les mêmes droits à tous.

Aujourd’hui, notre système par répartition a pour principe la solidarité entre les générations et les secteurs d’activité. Demain, le calcul ne sera plus fait sur les meilleures années mais sur toutes les années. Une fois à la retraite plus rien ne garantira le maintien de son montant car, à tout moment, le gouvernement pourra modifier la valeur des points selon ses propres impératifs. Premières victimes : les femmes, dont les pensions sont inférieures de 38% à celles des hommes! Qu’en sera-t-il pour les salarié·e·s au chômage après 50 ans ?

N’oublions pas que plus l’âge de départ à la retraite sera repoussé, plus l’intégration des jeunes sur le marché du travail sera difficile. Nous suffira-t-il de traverser la rue pour nous en sortir ?

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Au Conseil municipal du jeudi 11 octobre 2018

DÉCISIONS DU MAIRE

ORDRE DU JOUR

AFFAIRES FINANCIÈRES

AMÉNAGEMENT URBAIN / PATRIMOINE COMMUNAL

AFFAIRES FONCIÈRES / URBANISME

INTERRUPTION DE SÉANCE

VIE ASSOCIATIVE / COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE

SPORTS

ÉDUCATION

PETITE ENFANCE

PERSONNEL

VŒU DE LA MAJORITÉ

VŒU DES ÉLUS NOUVELLE GAUCHE

QUESTION ORALE DE CLAMART CITOYENNE

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Déni de démocratie !

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°173  novembre 2018)

Question orale au maire : pourquoi l’Association des Usagers des Transports est depuis des années interdite de forum des associations ? Réponse : « Si mes services lui en refusent l’accès, c’est qu’il y a des raisons ». Point barre.

L’AUT de Clamart, affiliée à la Fédération nationale des AUT, est seule sur ce sujet dans une ville traversée par bus, trams, trains et navettes. Mais pour le maire, elle est politique, puisque sa présidente était l’une des colistières de CC.

Que penser, alors des associations dirigées par des élu·e·s de la majorité ? La présidente de l’AUT a refusé d’être élue quand elle l’aurait pu, justement pour se consacrer à cette association.

Nous estimons que la présence de l’AUT au forum est légitime car elle est au service des Clamartois.es, en-dehors de tout jeu politicien. Mais voilà une attitude inconcevable pour le maire…

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Stationnement à Clamart : une fuite en avant

Les dernières décisions en matière de gestion du stationnement dans le quartier Gare sont la conséquence de précédentes décisions municipales inopportunes. Pour prendre ces décisions, une consultation aux résultats douteux et invérifiables a été organisée par la Municipalité témoignant d’une conception dénaturée de la démocratie locale

Le stationnement payant et contrôlé dans le quartier Gare, conséquence de décisions municipales inopportunes

Récemment, la municipalité a proposé une consultation concernant le stationnement dans le quartier Gare. Il était proposé aux habitants du quartier de se prononcer par « oui » ou par « non » sur un projet de stationnement payant et contrôlé en renvoyant un bulletin à la mairie.

Dans une longue lettre d’accompagnement, le maire explique qu’il faudrait faire face au stationnement d’habitants extérieurs à la commune… On se demande bien comment ce diagnostic a-t-il pu être établi, la plupart des automobiles locales ayant une plaque avec le numéro de département des Hauts-de-Seine ? Or, le cœur de la démonstration, qui vise à justifier la mise en place du dispositif proposé, repose sur cet argumentaire fondé sur des accusations pour le moins difficiles à prouver. Cet argument, qui oppose les Clamartois aux habitants des communes avoisinantes, outre son caractère difficilement vérifiable et absurde dans des espaces aussi denses que ceux de la banlieue proche de Paris où l’on vit, consomme et habite au sein de différents espaces communaux, démontre, in fine, les conséquences de la politique de stationnement menée à Clamart depuis l’élection de M. Berger. La situation décrite n’est que le contrecoup de la création de places de stationnement ces trois dernières années (30 % en plus selon la municipalité) qui a généré un « appel d’air » encourageant à se garer sur les places nouvellement créées. Par conséquent, la « solution » proposée n’est que la conséquence du problème que cette municipalité a elle-même produit en multipliant les places de parking sur l’ensemble des espaces disponibles, c’est-à-dire en rognant sur les trottoirs et la chaussée (cf. les places de parking créées rue Victor-Hugo au niveau du marché de la Fourche implantées à cheval sur le trottoir et la chaussée…).

Ainsi, comme l’apprennent de nombreuses études sur le sujet (voir encadré), la multiplication des places de parking est immédiatement rendue caduque par la multiplication de l’usage des places de parking… La rationalité supposée qui consiste à considérer qu’en développant l’offre on résoudrait le problème ne se trouve jamais confirmée dans la réalité des pratiques. Sans prise en compte de cette réalité, M. Berger n’a plus qu’à faire un constat dépité : le stationnement payant est, selon ses propos lors du dernier conseil municipal, une « maladie contagieuse »…

« L’automobile prend plus de place qu’il ne serait raisonnable de lui accorder si on la laisse faire. Cette ‘mangeuse d’espace’[1] n’a de limites que celles qui lui sont imposées de l’extérieur. A défaut, sa propre logique de fonctionnement s’auto-génère[2]. Plus on lui donne d’espace, plus elle en consomme et plus elle exprime de besoins d’espaces supplémentaires. Et inversement, elle supporte très mal toute entrave même lorsqu’elle est placée sous le signe du bon sens et de la raison. En se posant comme facilitatrice, l’action publique a entretenu cette logique. Le raisonnement public n’a pas perçu suffisamment tôt le phénomène d’auto-génération des besoins. En organisant la voirie pour répondre aux besoins des riverains, les collectivités locales ont pensé résoudre la demande exprimée à une période donnée sans s’apercevoir qu’elles entraient dans un engrenage qui, une fois enclenché, se révèlerait délicat à freiner. L’erreur de l’intervention publique a été de penser qu’une action locale menée dans une rue n’aurait pas d’incidences sur le reste des autres rues et permettrait de répondre définitivement à une demande… »
(Mathon S., 2009, Le stationnement résidentiel sur l’espace public : état des lieux, problèmes et perspectives : une application à l’agglomération lilloise. Thèse de géographie. Université Paris-Est, p. 64)

Une erreur de diagnostic de la Municipalité sur les relations stationnement / commercialité

La lettre d’accompagnement de la consultation signée par M. Berger met également en avant les effets négatifs du « déport » du stationnement sur les commerces du quartier. Ici, à nouveau, toutes les enquêtes françaises et étrangères[3],[4],[5] sur le sujet montrent que la commercialité de centre-ville se dégrade quand la présence de l’automobile est trop forte. Le chaland des villes préfère en effet profiter du calme des espaces publics pour faire ses courses. On se trompe – et on trompe – en considérant que l’accès automobile est une bonne chose pour les petits commerces car on compare leur situation à celle des grandes surfaces commerciales qui proposent des conditions de parking facilitées. Mais, dans le cas de petits commerces de proximité, comparaison n’est pas raison. Il faudrait, au-delà d’une réponse politique de court terme pouvoir faire entendre cela. Ce serait sûrement le travail d’élus locaux responsables soucieux d’améliorer vraiment le cadre de vie de tous.

Une réponse complexe, coûteuse pour tous et finalement inefficace

Il s’agit donc aujourd’hui de palier un problème généré par des décisions initiales qui ont produit les effets décrits dans la lettre d’accompagnement du maire ; et donc, d’une fuite en avant vers la mise en place d’un système complexe, coûteux pour les utilisateurs– sur le seul quartier Gare seront instaurées 2 zones de stationnement en plus des arrêts minutes sur lesquelles s’appliqueront 3 dispositifs différents : macaron résidentiel, stationnement payant et « forfait post-stationnement » de 35 euros ! – et pour la Ville en termes d’équipement, de maintenance et, peut-être, à terme, pour le contribuable. Ce qui est proposé repose sur une rationalité qui semble cohérente en théorie mais qui ne prend pas en compte les pratiques réelles des automobilistes…

Aussi, pour « garantir » le succès de ce qui est proposé, le contrôle s’impose. Comme on ne saurait mettre à la charge de la police municipale sur le terrain ces opérations de contrôle supplémentaires, alors même qu’elle est confrontée au problème de non-respect des règles actuelles de stationnement dans le quartier Gare (cf. le stationnement anarchique et en double file sur l’avenue Jean-Jaurès et en particulier sur la partie proche de la gare, le peu de cas fait des voitures accidentées et des stationnements gênants voire dangereux), la municipalité propose de mettre en place une vidéo-verbalisation. À nouveau, ceci constitue un coût supplémentaire d’équipement et de gestion pour un bénéfice qui sera maigre tant du point de vue de l’objectif de régulation du stationnement que des ressources générées rapportées à celles engagées pour faire fonctionner le dispositif voulu par le maire.

Une « consultation » dilatoire parodie de démocratie locale

Suite à la consultation, la municipalité se targue dans le journal municipal du mois de septembre d’un résultat de « 73,62% » (sur un total de « 1 399 réponses ») en faveur du projet municipal. Or, outre que les termes du débat tels que présentés par la municipalité reposent sur des idées fausses, les modalités permettant de sécuriser les résultats obtenus (possibilité de votes multiples par exemple) et le traitement des résultats de la consultation ne sont pas connus. Ce type de « consultation » apparaît donc comme une manœuvre dilatoire mobilisant les apparences de la démocratie participative pour légitimer les choix municipaux. Comme nous le savons, il ne s’agit pas d’un cas isolé mais d’une méthode déjà appliquée dans d’autres domaines (ex. la consultation sur les rythmes scolaires qui, non sécurisée, rendait possible les votes multiples). Elle témoigne d’un mode de gouvernance politique qui voudrait se donner les apparences de la démocratie locale mais qui, aujourd’hui à Clamart, ne contribue qu’à la compromettre dans le domaine du stationnement et comme dans tant d’autres !

Finalement, le stationnement mériterait une réflexion globale à une échelle plus large afin d’éviter une gestion purement électoraliste et opportuniste fondée sur une expertise douteuse.
____________________________

[1] Servant L., 1996, « L’automobile dans la ville : l’envers d’un indéniable succès », in L’automobile dans la ville, Les cahiers de l’IAURIF. n°114, pp. 7-21.

[2] Shoup D., 2006, « Cruising for parking ». Transport Policy, 13, pp. 479-486

[3] Héran F., 2003, Commerces de centre-ville et de proximité et modes non motorisés, ADEME, Sécurité routière, Ministère de l’écologie et du développement durable, Paris, 83 p.

[4] O’Connor D., Nix J., Bradshaw S., Shiel E., 2011, Report on shopper travel behaviour in Dublin City Centre, University College Cork, Cork, 9 p.

[5] Cabinet BFluid pour la Métropole de Rouen Normandie, 2016, Marchabilité et vitalité commerciale. Les défis pour la Métropole Rouen-Normandie. Synthèse des principaux résultats de l’enquête menée sur le cœur de métropole entre janvier et avril 2016, 72 p.

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À Clamart : la démocratie locale malmenée

Comme c’est son habitude, le maire a convoqué le conseil municipal, du jeudi 11 octobre 2018, à 9h45. Notons au passage qu’un démarrage de séance à dix heures moins le quart, alors que les participants habitent sur place et que « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », est assez paradoxal.

A 12h20 (donc au bout de 2 heures 1/2), alors que l’ordre du jour touchait à sa fin, le maire a annoncé une suspension de séance, avec reprise à 13h30.

Certain·e·s parmi nous, n’ayant pas prévu que le conseil municipal pourrait se poursuivre l’après-midi, ont dû prévenir leur employeur qu’ils seraient absents pour la journée (sans solde, bien sûr).

Finalement, le conseil municipal a repris à 13h30 précises, alors que beaucoup de conseillers (et notamment dans l’opposition) n’avaient pas encore pu revenir. Le maire ayant fait passer, en quelques secondes, plusieurs délibérations, votées à l’unanimité, le conseil municipal s’est terminé vers 13h45 alors que nous aurions donc pu finir à 12h35, prendre tout notre temps pour déjeuner et retourner au travail.

Il y a eu plus grave.

Nous avions posé lors de ce conseil une « question orale » sur l’Association d’Usagers des Transports en commune (AUT) de Clamart (voir PJ), pour demander des explications sur le fait que cette association soit complètement occultée par la municipalité et en particulier qu’elle ne puisse participer au forum des associations.

Sa réponse a été stupéfiante : « Je fais confiance en mes services. S’ils refusent cette demande à cette association, il doit y avoir des raisons. » Rien d’autre.

Nous avions bien entendu envoyé cette question 48 heures à l’avance, pour être conforme avec le règlement intérieur.

Que dit ce RI ? Exactement ceci : « Conformément à l’article L. 2121-19 du CGCT, les conseillers municipaux ont le droit d’exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. Le texte de la question est adressé au maire par courrier électronique 48 heures au moins avant la séance du conseil municipal afin de permettre au Maire ainsi qu’aux services municipaux de donner à la question une réponse aussi précise et argumentée que possible. » (Article 5)

Chacun appréciera la précision et le degré d’argumentation de la réponse du maire.

Par ailleurs, il voit deux faits qui prouvent que cette association est politique :

  1. Elle est présidée par une colistière de Clamart Citoyenne.
  2. Ce sont des conseillers municipaux qui se font l’écho de ses préoccupations.

Sur le premier point nous répondons ceci : le maire ne conçoit pas que l’on puisse faire de la politique et, en même temps, avoir des actions citoyennes déconnectées du jeu politicien. Que penser, alors, des élu·e·s de la majorité qui dirigent ou ont dirigé des associations (par exemple Marcelle Moussa et l’Union Nationale des Locataires Indépendants, François Le Got et l’Université Populaire Clamartoise, Édouard Brunel et l’Association de Parents d’Élèves Républicains…) ? La présidente de l’AUTC, non seulement n’est pas élue actuellement, mais a même refusé de l’être quand elle l’aurait pu, notamment, justement, pour se consacrer à cette association.

Sur le deuxième point, cela veut dire que le maire ne conçoit pas que des conseillers municipaux portent des sujets sans autre but que de rentrer dans le jeu politicien. Il a décidément une notion du rôle politique bien éloignée de la nôtre.

Tout cela nous confirme dans notre méfiance vis-à-vis de la municipalité pour tous les sujets qui concernent les associations et surtout nous renseigne sur la vision démocratique du premier magistrat de la ville.

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Urbanisme : Alerte à la densification

Une DENSIFICATION inavouée

Notre belle ville de Clamart aurait selon le maire « tous les avantages de la campagne sans les inconvénients », ce serait même « un petit village » dans les Hauts-de-Seine. S’il évoque en des termes généraux la sauvegarde du « charme et de la qualité de vie de Clamart », il omet de nous renseigner sur sa boulimie immobilière.

La densification qui s’annonce ne va pas dans le sens de la sauvegarde du cadre de vie. À Clamart, on construit à tout va : 6 000 logements sont planifiés (dont 4 500 déjà lancés). Depuis son arrivée, en 2014, il ne se passe pas un seul Conseil municipal sans que ne soient mis aux votes d’importants projets immobiliers. Avec 2,5 habitants par logement, cela fera environ 15 000 Clamartois·es supplémentaires. Le « village » verra sa population augmenter de 28 % !

Une DENSIFICATION souhaitée

Le maire espère que l’arrivée du super métro « Paris Express », qui reliera La Défense à Clamart, permettra à « des centaines de milliers de voyageurs d’avoir envie de s’arrêter et de potentiellement s’installer à Clamart ». Des centaines de milliers !? La stratégie se confirme, claire, précise : il n’envisage pas les transports en communs comme une alternative écologique et un aménagement raisonné du territoire mais comme une opportunité de densifier la ville. Au final une vision très archaïque de l’organisation urbaine en Ile-de-France.

Une DENSIFICATION pour deux raisons

Financer sa boulimie immobilière

Le maire annonce que ses projets immobiliers ne sont « pas des dépenses mais des recettes ». Il espère qu’elles lui permettront de financer sa folie des grandeurs : rénovation en 18 mois du marché du Trosy, transformation du centre Desprez, enfouissement de la ligne haute tension, construction du complexe Hunebelle (pour un coût de 50 M€ ! Voir notre article sur Clamart-citoyenne.fr), sans parler des autres projets dont nous n’avons qu’une connaissance vague, culture du secret oblige… Il veut nous faire croire qu’il a décidé de « ne pas augmenter les impôts » mais « le nombre de contribuables ». Compte tenu de ces dépenses extravagantes le maire a urgemment besoin de rentrées financières : malgré ses affirmations taxes et augmentations des tarifs municipaux se multiplient.

Assurer son avenir politique

Que ne ferait-il pas pour laisser une trace de son passage et affermir son statut ? Dans son cursus de professionnel de la politique, Clamart est à la fois un fief et un tremplin…

Les prochaines élections municipales sont dans moins de 2 ans. Il faut faire vite… Il l’avoue : « un mandat de 6 ans file très vite lorsque l’on veut pouvoir sortir un maximum de réalisations ». Mais depuis quand le rythme des projets et l’évaluation des risques devraient-ils être contraints par le calendrier électoral d’un élu qui nous obligerait à aller trop vite au détriment de l’intérêt général ?

Un projet emblématique et risqué : La ZAC Panorama

Le projet de la ZAC Panorama illustre cette stratégie de course en avant. Il s’agit d’un projet de logements de 5 000 habitants, implanté sur un terrain ayant été pollué par les activités d’EDF, à proximité immédiate d’installations nucléaires en cours de démantèlement faisant l’objet d’un Plan Particulier d’Intervention (pour la protection des populations et leur mise à l’abri) ainsi que d’un futur centre de recherches sur les maladies infectieuses. Clamart Citoyenne a à de nombreuses reprises demandé que l’on prenne en compte les recommandations de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de l’Autorité Environnementale et que les nouveaux habitants soient informés : le maire n’a jamais répondu autrement que par le mépris. Un Collectif a été créé pour informer la population; il s’est mobilisé avec succès lors de la pose de la première pierre du projet le 30 juin dernier.

Concertation et Débat Public : DEMOCRATIE PARTICIPATIVE bâclée !

Pour le maire de Clamart, « la concertation n’est ni la codécision ni la cogestion » mais une « concertation sur les modalités et façons de réaliser le projet ». Pour lui, la démocratie se résume à « la clarté du programme qu’il avait annoncé, dans un double page sur l’ensemble des projets, avant d’être élu… Tout cela a été validé démocratiquement par le peuple ».

Pour M. Berger son élection signifie que les Clamartois.es ont approuvé sans réserve l’intégralité de son programme. Il confond la concertation prévue par la loi avec une présentation, très sommaire, de ses projets.

Les Clamartois.es étaient prévenu·e·s !  En ce qui concerne l’urbanisme le petit fascicule de quelques pages diffusé lors de sa campagne municipale aurait dû permettre d’appréhender, de comprendre et d’analyser les impacts de l’intégralité des projets avant les élections, c’est-à-dire avant même que ne soient connus les détails des opérations prévues et des dépenses induites. Ce document vous avait-il informé du coût du stade Hunebelle, des risques environnementaux et sanitaires autour de la ZAC Panorama ou encore de l’accroissement programmé de 28 % de la population à Clamart ?

A la question d’un journaliste « Comment garder un œil sur les promoteurs ? », le maire répond qu’il « préfère maîtriser les opérations ». Soit, cependant il oublie qu’il est responsable du PLU et a ainsi la maitrise de l’urbanisme à Clamart. Tout est donc déjà dans ses mains sans qu’il ait besoin de jouer lui-même au promoteur. Il ferait bien mieux de répondre aux préoccupations quotidiennes des Clamartois.es.

Avec une telle vision de la démocratie il n’est finalement pas très étonnant que M. Berger s’oppose obstinément à l’entrée des élu·e·s d’opposition au CA de Clamart-Habitat et de la SPLA Panorama…

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