Les déplacements scolaires en autocar : le droit ou la charité ?

C’est bien en termes de droits ou de charité que l’on peut analyser la politique du maire de Clamart, dans ce domaine comme dans tant d’autres.

Depuis plus de 10 ans, les directrices et directeurs d’école savaient chaque année de combien de demi journées de sorties en car ils pouvaient disposer par école et par an, grâce à une charte des transports scolaires. Ce droit était public et les écoles n’avaient aucune raison de se jalouser les unes les autres. Certaines équipes utilisaient la totalité de ce droit et d’autres non. Elles pouvaient planifier très à l’avance les sorties. Dans beaucoup de cas c’est nécessaire pour obtenir les meilleurs tarifs mais aussi, tout simplement, pour être certain qu’il reste suffisamment de places pour la visite envisagée.

Dans ce cadre « organisé », un changement vient d’avoir lieu.

La méthode de décompte des sorties a été modifiée. Les directeurs ne doivent plus compter en nombre de demi journées, mais en euros, avec un budget annuel qui représente en fait une diminution du nombre de sorties et avec une grille des tarifs du prestataire autocariste choisi, basée sur plusieurs critères. C’est un calcul beaucoup plus compliqué à effectuer car il y a de nombreux tarifs dépendant des horaires et des lieux des sorties. Ce n’est, bien entendu, pas une simple différence d’imputation budgétaire comme certains ont pu le dire. Non, c’est une diminution réelle des moyens municipaux attribués aux écoles, due à la poursuite de la diminution volontaire du nombre d’emplois à la mairie de Clamart, puisqu’il s’agit de remplacer des chauffeurs municipaux partis en retraite par des locations d’autocars privés.

Cette diminution de moyens est d’autant plus importante pour certaines écoles que le maire a décidé d’inclure dans le droit attribué aux écoles les sorties internes à la commune de Clamart (à l’exception des sorties à la piscine, cette activité étant obligatoire). Ceci signifie, par exemple, que les écoles du Haut-Clamart devront utiliser leur quota pour aller à Jean Arp, ce qui diminuera d’autant leurs possibilités de sorties à l’extérieur par rapport aux écoles plus proches de ce centre culturel. Lorsque cette question a été évoquée en conseil municipal, le maire a cru clouer le bec de ses opposants en demandant comment feraient les élèves de l’école Jules Ferry pour aller à la patinoire. En-dehors du fait que la patinoire n’est pas sur le territoire de Clamart, mais sur celui de Meudon, comment peut-on mettre sur le même plan une activité sportive, dont les bénéfices peuvent largement être remplacés par d’autres activités, et qui concerne de toute façon, dans ce cas précis, des élèves seulement pendant certaines périodes restreintes de leur scolarité, et des sorties culturelles, à nos yeux nécessaires tout au long de la vie, dans le seul lieu de Clamart capable de proposer une offre de cette qualité : Jean Arp ?

Lors de ce même conseil municipal, le maire a expliqué qu’il avait demandé des comptes à un enseignant qui se plaignait qu’il pourrait désormais faire moins de sorties : de combien de sorties les classes disposaient auparavant ? et combien elles en faisaient réellement ? Cet enseignant aurait été incapable de répondre à ces deux questions. Nous ne voyons pas bien en quoi cela remet en cause les problèmes que ces nouvelles modalités posent aux équipes enseignantes. C’est hélas une tactique dont le maire est coutumier et que nous trouvons particulièrement méprisante : ridiculiser quelqu’un sur un point de détail pour décrédibiliser tous ses arguments.

De plus, cette modification n’a été annoncée qu’après le début de l’année scolaire, courant octobre 2017, pour une application à la rentrée de septembre 2017 ! Elle impacte donc les réservations déjà faites avant la connaissance de cette règle, avant les vacances d’été ou en septembre. Des classes pourraient être amenées à renoncer à certains de ces spectacles, pour lesquelles elles avaient versé des arrhes non remboursables. Ce serait donc une perte sèche pour l’école et sa coopérative. Même sans aller jusque-là, la conséquence de cet effet rétroactif est qu’une école qui a été prévoyante et qui a planifié ses sorties en se basant sur les règles inchangées depuis plus de 10 ans, peut se retrouver, avec les nouvelles règles imposées, à avoir déjà consommé une grande partie de son nouveau quota de l’année 2017-2018 : sa prévoyance sera donc punie car elle se retrouvera bloquée pour organiser de nouvelles sorties dans l’année scolaire.

Mais c’est là qu’intervient la charité…

En réponse aux nombreuses protestations des équipes enseignantes des écoles fin 2017, le maire a fait savoir qu’il autoriserait des sorties supplémentaires aux écoles qui en feraient la demande en l’argumentant bien. La boucle est bouclée : ceux qui présenteront des projets qui plaisent au maire auront une meilleure dotation que les autres. Leur faudra-t-il choisir en fonction des propres goûts du maire ?

 

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Vers une diminution des sorties scolaires ?

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°165  janvier 2018)

Jusque-là, la municipalité fournissait aux écoles des demi-journées de cars pour les élèves. Les directeurs.trices pouvaient anticiper le nombre et les dates des sorties et les répartir entre les classes, en prévoyant cela très en avance pour obtenir l’autorisation de l’Inspectrice de s’y rendre et bénéficier de tarifs bas. La règle a changé : c’est un budget et non pas un nombre de voyages que les directeurs.trices doivent gérer. Or ils ne l’ont appris qu’en octobre… avec effet rétroactif ! Ainsi, les spectacles déjà prévus grèvent ce budget réduit, et de nouveaux projets sont menacés.

La cause de cela ? Le non remplacement des chauffeurs de cars municipaux partis en retraite. Pensant que la sous-traitance coûte plus cher que l’interne, le maire diminue la prestation accordée aux écoles.

Pierre Carrive, Marc Boulkeroua 

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Meilleurs vœux 2018 !

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Au Conseil municipal du mercredi 22 novembre 2017

DÉCISIONS DU MAIRE

ORDRE DU JOUR

ASSEMBLÉES

INTERCOMMUNALITE

AFFAIRES FINANCIERES

AMENAGEMENT URBAIN / PATRIMOINE COMMUNAL / COMMANDE PUBLIQUE

AFFAIRES FONCIERES / URBANISME

VIE ASSOCIATIVE

COMMERCE

SPORT

PERSONNEL

VŒUX

Gérard Aubineau, sur la baisse des APL

QUESTIONS ORALES

Gérard Aubineau, sur l’école Jules Ferry

Marie-Anne Boyer, sur les cars scolaires

Pierre Carrive, sur le sel de déneigement

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Au nom des femmes empêchées de faire de la politique…

Comment peut-on encore accepter que les femmes soient plus gênées par l’organisation actuelle de la vie politique que les hommes ?

Depuis le début de la mandature, il y a eu deux démissions d’élues de Clamart Citoyenne. Si la première était motivée par des raisons professionnelles, la seconde résulte clairement du mode d’organisation des activités municipales imposé par M. Berger, peu propice à l’investissement dans le mandat d’élu.e.s d’individus qui ne sont pas des professionnels de la politique, ce que nous avons souligné à maintes reprises (pour s’en tenir à cette deuxième démission: tribune de novembre 2017 dans Clamart-Infos, courrier au préfet).

Dans un cas comme dans l’autre, on pourrait penser que dans des situations analogues, des hommes auraient démissionné aussi. Ce n’est pas si sûr… On sait en effet que l’engagement politique a un coût bien plus élevé pour les femmes que les hommes, pour plusieurs raisons.

Elles assument encore la majorité du travail domestique et d’éducation des enfants, ce qui les oblige à être présente à leur domicile en fin de journée et en soirée, qui sont justement les temps sur lesquels s’organisent les activités politiques : commissions thématiques, conseils municipaux, conseils de quartier, ou encore de nombreuses activités de représentation ou de sociabilité politique informelle qui concourent à l’entretien des réseaux de soutien et à la notoriété des élu.e.s.

Ce sont elles qui rencontrent également les plus grandes difficultés à concilier vie politique et vie professionnelle, victimes qu’elles sont déjà des inégalités de salaire, de statut et d’emploi. Elles hésitent ainsi la plupart du temps à utiliser la possibilité de décharge horaire pour mandat, de peur de voir leur carrière ralentie ou de subir quelques sanctions déguisées.

Malheureusement, Clamart Citoyenne, seule liste à avoir présenté une femme en tête de liste en 2014 et soucieuse de respecter la parité, ne fait pas exception. Deux hommes siègent désormais en son nom au conseil municipal de Clamart. Deux hommes qui auraient eux aussi bien des raisons de ne plus, ou de ne pas, pouvoir siéger au conseil municipal mais qui, peuvent, en grande partie parce que ce sont des hommes, concilier plus facilement leurs diverses activités.

Les faits sont ainsi têtus : même les groupes les plus progressistes, paritaires et engagés en faveur de l’égalité femme/homme, perdent systématiquement une part conséquente de leur femmes élu.e.s. Si nous n’avons pas pu échapper à la règle, nous ne nous satisfaisons pas de cette situation et continuerons à plaider pour une organisation des activités municipales propice à l’engagement des femmes en politique.

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Une démission contrainte

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°163  novembre 2017)

Quand les conditions de travail des élu-e-s deviennent trop difficiles, nous devons vous en informer.

Les commissions se déroulent en fin de journée, les jours qui précèdent les conseils municipaux qui, eux, ont lieu le matin. Tout cela en semaine.

Les limites fixées par la loi aux délais de convocation – cinq jours francs – sont tout juste respectées.

Voilà qui conduit à faire renoncer les élu-e-s qui ne peuvent concilier leur vie professionnelle avec leur engagement récent en politique. C’est le cas de Marie-Christine Vandrell, qui a dû, à contrecœur, démissionner du conseil municipal (vous trouverez sur notre site sa lettre au préfet). Qu’elle soit cependant remerciée .

Les grands perdants sont la démocratie et la réconciliation des citoyen-ne-s avec la politique. En ces temps de montée des extrêmes, cela nous inquiète.

Pierre Carrive

[Voir également le courrier envoyé au préfet pour expliquer cette démission.]

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900 signes (espaces compris)…

900 signes (espaces compris)… c’était encore trop dans un supplément spécial
Mi-Mandat de Clamart-Infos. Un numéro spécial de 24 pages quasi-entièrement consacré à une hagiographie obséquieuse des « exploits » du nouveau maire de Clamart. Voici donc la tribune que vous n’avez pu voir car remise en retard (12h) pour un cas de force majeure indépendant de notre volonté. Il semble que parfois (…)  M. Berger soit d’une intransigeance absolue. Contactée, sa directrice de cabinet n’a pas daigné nous répondre.
900 signes (espaces compris)…

C’est bien peu, pour un groupe d’opposition, quand la majorité dispose de fait de tout un journal de plusieurs dizaines de pages.

Heureusement, le hasard fait bien les choses et nous venons de publier un nouveau numéro de la « Lettre de Clamart Citoyenne » précisément sur ce sujet. Il a été largement diffusé dans les boîtes-aux-lettres de Clamart.

Mais si vous l’avez raté, vous pouvez le télécharger ici :

http://clamart-citoyenne.fr/?p=29533v

Vous y trouverez un éditorial, des articles sur notre propre bilan (« Construire une ville solidaire et écologique »), sur celui du maire (« Le bon plaisir d’un jeune homme pressé »), et sur notre vision, assez divergente, de la démocratie (« Des élu-e-s au service de l’information des Clamartois-es »).

Il y a même un bulletin d’adhésion : si vous êtes convaincus, rejoignez-nous !

Bonne lecture

P. Carrive et M.-C. Vandrell

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On n’est jamais mieux servi…

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°162  octobre 2017)

Au forum des associations, les parents d’élèves ont eu la surprise de découvrir une nouvelle venue. Ses responsables expliquent benoîtement que les associations existantes (FCPE, PEEP et AAPE) sont trop systématiquement en opposition avec la municipalité, et qu’ils ont voulu créer une structure qui puisse mieux dialoguer avec elle. À les entendre, le manque de concertation viendrait des parents d’élèves ! On croit rêver.

Alors que la règle est qu’une association ne dispose d’un stand qu’à partir de sa deuxième année d’existence, celle-là, créée cet été, était la plus vue de l’espace Éducation.

Certains parents rapportent qu’ils ont été orientés vers cette nouvelle association par le maire-adjoint lui-même !

Son siège social est à la mairie, et son nom rappelle étrangement celui du parti politique du maire.

P. Carrive et M.-C. Vandrell

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Au Conseil Municipal du 21 septembre 2017

ORDRE DU JOUR

ASSEMBLEES
AMENAGEMENT URBAIN / PATRIMOINE COMMUNAL
URBANISME / AFFAIRES FONCIÈRES / LOGEMENT
PERSONNEL
QUESTION ORALE
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