Revendications lycéennes : plus de moyens, moins de répression.
Le mouvement lycéen s’amplifie. Ses revendications sont légitimes : davantage d’enseignants, des locaux décents, un budget à la hauteur pour l’Éducation nationale.
De tout temps il y a eu dans notre pays des mouvements lycéens et étudiants, des occupations de locaux, d’amphithéâtres. Des mouvements ouvriers aussi avec des occupations d’usines. Était-ce un drame ? Des acquis sociaux auxquels nous tenons tous en sont issus .
Ce matin devant le lycée Jacques Monod à Clamart des dizaines de policiers et CRS faisaient face à notre jeunesse clamartoise. Casqués, armés, silencieux. Qui est venu leur parler ? Dans un communiqué, la Mairie évoque la « liberté d’expression garantie par le code de l’éducation ». Mais où ces jeunes peuvent-ils se retrouver, s’exprimer ? Il ne s’agit même pas de bloquer un lycée. Brandir une pancarte devant son établissement est devenu problématique. Alors que peuvent-ils faire ? Et quand on s’exprime, on veut être entendu. Mais qui leur parle ? Qui les écoute ?
Nous sommes pour le moins perplexes : peut-on pour obtenir de l’apaisement sans dialoguer ?
