Au Conseil municipal du vendredi 7 février 2020

Voici le compte rendu de la dernière séance du conseil municipal, qui a eu lieu le 7 février. Nous pensions alors tous qu’elle clôturait cette mandature, et que la suivante serait celle de l’installation d’un nouveau conseil municipal et de l’élection d’un nouveau maire. Les événements, et le gouvernement, en ont décidé autrement. Le confinement a été instauré le 17 mars, le 24 mars la loi d’urgence sanitaire a été promulguée et donc, depuis presque deux mois et demi, la vie démocratique est interrompue à Clamart.

Le maire sortant n’a pas été réélu au premier tour. Pour le moment, son mandat et celui du conseil municipal actuel, sont prolongés jusqu’à une date encore indéterminée (au moins fin juin).

Néanmoins, le maire est tenu d’informer les conseillers municipaux des décisions prises dans le cadre de ses délégations et de notre côté, nous devons pouvoir rendre compte aux Clamartois des actions de la municipalité. Afin d’assurer la continuité du fonctionnement des institutions locales, une ordonnance a été prise le 1er avril, qui fixe les modalités de tenue des conseils municipaux étant donné les contraintes du confinement.

Le lendemain de la dernière allocution télévisée du Président de la République, c’est-à-dire mardi 14 avril, nous avons adressé un courrier électronique au maire de Clamart pour lui demander quand aurait lieu le prochain conseil municipal. L’ordonnance du 1er avril permet en effet d’organiser la tenue des conseils municipaux par téléconférence et précise de plus que le maire doit utiliser tous les moyens dont il dispose pour convoquer le conseil municipal. À ce jour, nous n’avons toujours pas eu de réponse à notre courrier. Nous ne sommes donc pas en mesure de vous dire quand le conseil municipal se réunira à nouveau.

ORDRE DU JOUR

DÉCISIONS DU MAIRE

213 : Décision portant sur une convention de projet inter-générationnel entre l’EHPAD Bel Air géré par Korian et l’école des Rochers.

Existe-t-il d’autres projets de ce type, avec d’autres EHPAD et d’autres écoles ?

Le maire répond que oui, car la municipalité est très attachée à l’intergénérationnel.

Le maire ne donne aucune précision. La réputation de Korian étant très mauvaise (et il y a eu une affaire assez sordide dans cet EHPAD, précisément, il y a quelques mois), il aurait en effet été rassurant de savoir que de nombreux autres projets de ce type étaient proposés aux jeunes Clamartois.
Depuis cet EHPAD a été mis en cause dans une affaire de contamination au Covid-19.

219 : remise de chèques cadeaux FNAC en récompense d’un concours photo à l’initiative de l’office du tourisme…

La première fois que cette décision a été présentée, nous avions proposé que, dans l’optique de développer le commerce local, et dans la mesure où il n’y avait pas de FNAC à Clamart (ce qui est, semble-t-il, encore le cas aujourd’hui), ces chèques-cadeaux soient réservés à des commerces clamartois. Vous aviez alors réagi positivement : « Pourquoi pas, bonne suggestion, nous allons le regarder avec M. Le Got et M. Laurens, nous sommes preneurs de cette suggestion. » (fin de citation). Pouvez-vous nous donner les résultats de vos investigations ?

Le maire répond : « Évidemment, ce serait plus intelligent, beaucoup plus pertinent, d’arriver à le faire avec des commerces locaux. Mais vous savez qu’on est aussi soumis à des règles de mise en concurrence, donc les chèques-cadeaux n’échappent pas à la règle, et pour l’instant il n’existe pas de chèques-cadeaux purement clamartois. Peut-être qu’un jour ça viendra, je le souhaite. J’ai reçu d’ailleurs les commerçants encore récemment, donc on avance avec eux sur un certain nombre de sujets, et on continuera à le faire. »

Nous sommes assez étonnés de cette réponse. À la suite de ce conseil municipal, nous avons demandé des précisions par mail sur ces règles de concurrence. Nous n’avons pas eu de réponse. Quoi qu’il en soit, nous nous demandons ce qui, en près de 4 ans, a empêché de résoudre cette question. Voilà un bel exemple de la manière dont cette municipalité a méprisé l’opposition constructive que nous avons proposée.

232 : Contrat de location entre la ville et un agent immobilier, d’un bien sis 36 rue Paul Vaillant Couturier

Peut-on avoir davantage de précisions (bailleur, bénéficiaire, destination du bien) ?

Le maire répond : « J’imagine que vous avez demandé la décision avant le conseil municipal, et que vous l’avez regardée sur l’Intranet ? [nous répondons : « Oui, bien sûr. »] Si c’était le cas, vous auriez certainement vu que c’est pour le directeur du patrimoine (directeur du service bâtiments) qui fait l’objet d’une mesure d’astreinte. C’est donc pour du personnel communal, et j’imagine que vous êtes en soutien du personnel communal. ».

Aurions-nous donc mal lu la décision ? Après vérification, nous ne trouvons toujours pas la réponse dans la décision… Le maire nous accuse donc de mentir. Mais c’est lui qui ment avec son aplomb habituel en affirmant que le bénéficiaire était mentionné dans le texte de cette décision.

AFFAIRES FINANCIÈRES

Question n°4 de l’ordre du jour

Rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes pour l’année 2019.

De toute évidence ce rapport ne fait que répondre à une obligation légale.

Sur la lisibilité : La plupart des histogrammes n’affichent pas de % ce qui empêche d’identifier les variations d’une année sur l’autre. Les quantités n’apparaissent même pas, il faut se référer aux axes (peu lisibles) tant les histogrammes sont minuscules. De plus ils ne précisent aucune « moyenne de rémunération » (aucun chiffre !)  : par exemple répartition des effectifs F/H par catégorie, par filière…  

Quant au fond : .

  • Sur le temps partiels : aucune explication sur « pourquoi votre sensibilisation sur le partage des taches » n’a rien donné en 2019 car le résultat est toujours : 96% de temps partiels pour les femmes.
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  • Sur les postes de direction, vous vous rassurez de l’équilibre entre femmes et hommes.
    On trouve ce commentaire : « le léger déséquilibre observé est davantage le fait d’un nombre impair de postes que le fait d’une inégalité sexuée ». On approche donc des 50% de femmes et de 50% d’hommes. MAIS représentant 2/3 du total des effectifs, ne serait-il pas normal que 2/3 des femmes soient à des postes de direction ?
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  • On en arrive aux écarts de salaire qui est la partie la plus importante: Vous avez fait une découverte « que les temps partiels avaient une influence sur les écarts de rémunérations ». Notre question est que comptez-vous faire ? Car même en éliminant le facteur « temps partiel » vous constatez toujours un écart en faveur des hommes.
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    • Les écarts de rémunération sont visibles, dans toutes les filières, tant pour les contractuels que pour les fonctionnaires.
    • Vous évoquez des « écarts qui croissent, décroissent ou restent stables », mais vous ne liez jamais ces variations à l’échec des mesures prises ET vous n’expliquez jamais en quoi vous allez changer les choses pour 2020. Votre présentation est donc statique…
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    • Quant à vos explications, elles sont très intéressantes :
      • Vous découvrez que les hommes font plus d’heures supplémentaires, qui s’ajoutent à leur salaire. Et alors ? Quelle mesure comptez-vous prendre ?
      • A nouveau, vous soulignez la « confiance des hommes à mieux négocier leur salaire». Mais avec qui ces femmes qui manquent de confiance négocient-elles ?  
      • Vous avancez l’absentéisme des femmes ET le fait qu’elles touchent moins la prime de présentéisme. Mais à qui la faute ?
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  • Sur les formations nous lisons: qu’une « part plus importante de femmes suivent une formation »… mais les graphes indiquent que les hommes formés sont passés de 25 à 33% des effectifs (en 2018 !! pourquoi 2018 ?). Et surtout même remarque que l’an dernier, vous ne dites rien sur l’effort de formation dont vous savez qu’il s’évalue en coût et en jours, pas seulement en nombre de stagiaires !

Sur le plan d’action à destination des agents : c’est maigre (3 actions).

Sur le plan d’action à destination des Clamartois : c’est tout aussi maigre, les résultats escomptés – les marges de progrès – ne sont même pas identifiés. Quel objectif vous fixez-vous pour 2020 ? Par exemple :

    • Sur les violences faites aux femmes : nous aurions aimé mettre les « 3 bons taxi» et les « 2 nuitées » d’hôtel en perspective avec le volume des violences faites aux femmes dans la commune. C’est totalement hors de proportion avec la gravité du problème. De même vous dites qu’il « faudra travailler ensemble (avec la « chargée de prévention ») sur une prise en charge centralisée en 2020 ». Mais laquelle ? Et quand ?
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    • Enfin rien sur l’association PARENTHESE (spécialisée dans l’hébergement social des familles en difficultés).

EN CONCLUSION : ce rapport n’est pas un outil de pilotage pour 2020. Il ne permet NI de juger de l’efficacité des mesures prises en 2019, NI d’identifier vos objectifs 2020 et pourquoi. Aucune progression n’est envisagée. On note des écarts mais on ne sait pas pourquoi.

Il est évident que pour 2020 nous ferons autrement.

Sur la défensive, comme à son habitude, le maire évite de répondre aux questions qui lui sont posées mais attaque de front les deux élus de Clamart Citoyenne. Il critique tout d’abord la non-mixité de la liste Clamart Citoyenne qui aujourd’hui ne comprend que deux hommes.

Notre féministe oublie que les pressions subies par notre précédente élue, salariée du privé, non défrayée, qui ne pouvait se maintenir au conseil municipal sans risque pour son emploi. Se dire sensible aux inégalités subis par les femmes c’est bien. Comprendre les situations concrètes qui leur sont imposées c’est mieux.

Sur le fond, mais sans répondre à la question qui lui a été posée, il s’étonne de la remarque sur les « temps partiel » et les « heures supplémentaires »…

alors qu’il évoque lui-même le sujet dans son rapport comme étant un élément révélateur des écarts entre femmes et hommes. Chacun sait que les femmes sont en majorité en temps partiel et que leur faible salaire ne peut s’expliquer que par la seule captation des heures supplémentaires par les hommes… mais pas le maire.

Lui demandant la possibilité de répondre sur la « non-mixité de la liste Clamart Citoyenne » et sur les « heures supplémentaires », le maire se permet  tout simplement de nous interdire le micro.
C’est pratique : l’on vous adresse une question truffée de sous entendus et de contre-vérités puis l’on vous coupe le micro pour ne pas entendre la réponse.

Coté chiffres, il n’ignore pas qu’ils sont mauvais. La mesure des écarts de rémunération, de titularisation, de formation et de positionnement hiérarchique est non seulement LA priorité n°1 en matière d’égalité mais requiert surtout de mettre en place des actions correctives et suivies dans le temps. Hélas, dans ce rapport sur l’égalité, rien, aucune mesure chiffrée visant à réduire ces écarts et de suivi dans le temps n’est programmée.

Question n°5 de l’ordre du jour

Rapport annuel sur la situation en matière de développement durable de la Ville de Clamart pour l’année 2019.

Le maire a plusieurs fois déclaré que quand les législateurs ont rendu ces rapports obligatoires, c’était afin de donner une tribune à l’opposition. Nous avons déjà dit qu’ils permettaient aussi de donner une tribune à la majorité, laquelle dispose de moyens autrement plus importants ! Mais il est intéressant de noter que Madame Adil, dans le rapport égalité dont nous venons de parler, n’a pas le même point de vue, puisqu’elle écrit, dans son introduction : « Car ce rapport, bien que réglementaire, a surtout un objectif sociétal auquel nous devons apporter notre pierre : celui d’une prise de conscience des inégalités pour mieux lutter contre celles-ci. » Transposé avec le sujet du développement durable, nous sommes bien d’accord !

Ceci étant, dans ce rapport sur le développement durable, l’avant-propos précise : « Ce rapport doit permettre à la collectivité de mettre en avant les actions réalisées au cours de l’année écoulée et ses perspectives ». Or, s’il est beaucoup question de ce qui s’était fait les années précédentes (mais pas seulement l’année écoulée), on ne saisit pas très bien quelles sont les perspectives pour les années à venir.

Quelques points pris dans l’ordre :

Pour illustrer le chapitre « Une ville actrice de la lutte contre le changement climatique », pour la troisième année consécutive nous avons droit à des élus sur des Vélib’. Il est dommage que le rapport ne mesure pas l’économie de pollution réalisée en cumulant tout ce que ses élus n’ont pas consommé autrement chaque fois qu’ils ont fait du vélo…

Page 7, nous avons la confirmation que depuis votre élection, il n’y a eu aucune installation photovoltaïque sur les bâtiments communaux.

Page 8, nous constatons qu’il n’y a rien de nouveau dans les travaux sur les bâtiments.

Page 12, il est questions de la baisse des consommations grâce aux ampoules Led. C’est une bonne chose, même si l’éclairage public ne compte que pour 0,1 % de la consommation électrique à l’échelle de la commune. Est-ce que la possibilité de couper l’éclairage la nuit (de 1h à 5h par exemple) dans certains secteurs a été étudiée ? La pollution lumineuse est aussi un problème à bien des égards.

Page 14, le rapport liste les transports en commun. Peu sont du ressort de la ville. Mais comme dans vos tracts électoraux, vous maniez l’ambigüité.

Page 15, à propos des nouvelles constructions le long du T6, le rapport parle de « favoriser la mixité fonctionnelle ». C’est très curieux, pour le dire poliment. Combien d’emplois sont attendus dans les espaces créés pour compenser les 2000 emplois perdus (EDF, Schlumberger et Tour Pentagone) ?

Page 22, il est question du « plan Zéro Phyto engagé en 2007 » et « se montrer toujours plus inventif » pour le fleurissement. Quel dommage d’avoir refusé de voter, il y a trois mois, notre vœu relatif à l’interdiction de produits phytosanitaires chimiques à Clamart… Voilà qui aurait été autrement ambitieux !

Page 23, la convention entre l’ONF et la ville pour la gestion du Parc Forestier de Clamart est citée. Celle dont nous disposons, de 2012, expirait en 2017. Peut-on avoir la nouvelle ?

Page 23 toujours, à propos des espaces verts, nous constatons que le seul ajout en 2019 consiste en la création de « quatre nouveaux points de fleurissement ». Nous apprenons aussi qu’« en 2019, cinquante arbres d’alignement ont été renouvelés. » ; mais combien ont disparu ?

Page 30, pour illustrer « des espaces publics rénovés et de qualité », on a droit à une photo du fameux « habillage métallique » du rond-point du Petit-Clamart. Du point de vue du développement durable, l’opération serait plutôt négative, puisqu’il ne participe en rien d’une quelconque baisse de quelque consommation que ce soit. Il est uniquement décoratif. Nous nous étonnons de ce qu’il ait pu être question d’une « structure en acier inspirée de l’architecte Gustave Eiffel ». En termes techniques, une structure est structurelle, ce qui n’est pas le cas ici. Gustave Eiffel, dont le génie a justement consisté à inventer des structures qui tirent leur beauté de leur nudité, se retournerait dans sa tombe à se savoir ainsi récupéré.

Page 32, le rapport vante « Une ville plus propre ». Ce n’est pourtant pas du tout le sentiment des Clamartois, qui au contraire se plaignent régulièrement de l’état de certains quartiers de la ville.

Page 45, beaucoup d’adhérents de diverses associations s’étrangleraient à lire « Le secteur associatif est particulièrement actif en matière de développement durable et les associations clamartoises s’attachent à œuvrer dans ce domaine avec le soutien de la ville ». Certaines, dont la mission va pourtant très clairement dans la bonne direction « en matière de développement durable » ne sont pas même mentionnées dans ce rapport. Il est vrai qu’elles ont eu le malheur, à l’occasion, de critiquer telle ou telle mesure de la municipalité actuelle. Cela leur enlève donc le droit d’exister ?

Page 54, on retrouve du rapport précédent la phrase qui dit que le commerce « permet de créer du lien social avec les commerçants et les riverains des différents quartiers. » Mais la phrase suivante, « Il favorise en général les circuits courts, les produits Bio » a disparu. Pourquoi ?

Page 59, on apprend que le dernier bilan carbone de la ville date de 2015 sur des données 2013. Pourtant la loi sur la Transition énergétique pour une Croissance verte d’août 2015 et ses décrets d’application de 2016 imposent aux communes de réaliser un bilan d’émission des gaz à effet de serre tous les 3 ans… Comment vérifier alors que nous sommes sur une courbe descendante et que la ville atteindra l’objectif qu’elle s’est elle-même fixé de réduire de 40 % ses émissions à l’horizon 2030 ? Il n’est pas davantage question de l’objectif national de Zéro carbone en 2050. On ne sait pas ce que fait la commune pour l’atteindre.

Page 62 : Les chiffres de l’opération « Forêt propre » sont exactement ceux de 2018. Une erreur, probablement. Quant à l’opération « Mon quartier c’est du propre », elle n’est plus mentionnée. A-t-elle disparu ?

En conclusion, au-delà des six questions précises que nous venons de poser, nous considérons que ce rapport est un vrai fourre-tout qui permet de vanter mille choses dont le lien avec le développement durable est souvent très indirect… voire qui le freinent.

Le maire commence par dire que ce qui l’intéresse, c’est la dimension municipale et éventuellement intercommunale du débat. Il regrette la tonalité politicienne que l’opposition donne à ce sujet à Clamart, et se satisfait de ce que cela ne se passe pas ainsi au Territoire, où « sa » vice-présidente au développement durable est la maire de Malakoff d’une toute autre sensibilité politique que la sienne. Mais sur ces sujets sérieux, on doit être capable de mettre son mouchoir politique dans sa poche, et de se mettre au service de ses concitoyens.

Sur notre intervention, il dit que nous avons épluché ce rapport pour en faire une caricature. Il ne comprend même pas comment on peut demander pourquoi une phrase du précédent rapport a disparu.

Il peut répondre sur quelque chose de très concret : ce rapport fait 63 pages, et il a « sous les yeux celui qui a été fait à l’époque où ceux, qui étaient sur la liste sur laquelle [nous avons] été élus, étaient en responsabilité » : il fait 4 pages, écrits en gros caractères.

Ce que dit le maire sur l’état d’esprit au Territoire est très intéressant. En réalité, il admet qu’en travaillant pour de vrai avec différentes sensibilités, les débats sont bien plus intéressants. Malheureusement, à Clamart, l’opposition est tellement peu associée aux décisions, et lors des séances du conseil municipal elle est tellement méprisée, qu’en effet il n’y a pas de débat.

Pourquoi demander les raisons du retrait d’une phrase ? Tout simplement pour savoir si l’opération (dans le cas de « Mon quartier c’est du propre ») ou la finalité (dans le cas de « Le commerce favorise en général les circuits courts, les produits Bio ») qui correspond existe toujours, ou est encore pertinente ! Le but de tels rapports est précisément de comparer d’une année sur l’autre.

Au final, alors que nous avons posé 6 questions précises, que nous avons pris soin de bien marquer comme telles, au milieu d’autres remarques qui n’appelaient en effet pas une réponse précise, nous n’avons eu de réponse à aucune.

Quant au fait que le rapport de la municipalité ne faisait 4 pages, nous n’en sommes pas comptables, malgré la proximité que le maire tente, avec de grosses ficelles, d’établir entre cette municipalité et nous.

Question n°6 de l’ordre du jour

Rapport d’orientations budgétaires 2020.

Le rapport d’orientation est très court : les 8 premières pages, sur 19, ne servent qu’à taper sur l’état et le gouvernement qui se désengagent. Ritournelle connue mais risible venant d’un « camp politique » qui réclame la diminution des moyens de l’état et qui en ferait certainement au moins autant s’il gagnait les élections nationales.

Sur les recettes : vous identifiez une hausse de 3% des recettes de services. Pourquoi ne pas en faire bénéficier les Clamartois plutôt que de maintenir les tarifs pour 2020 ?

Sur les charges : nous notons une très importante augmentation des charges de fonctionnement en 2018, les charges devenant supérieures aux recettes pour la première fois. Ce sera toujours le cas en 2020.

Concernant le personnel (masse salariale) nous notons une baisse du taux d’agents titulaires en 2019 : on passe de 73 à 70%.

Sur l’endettement, vos graphes sont encore une fois imprécis. En 2018 votre courbe (P18) indique un endettement de 1680 € par habitants, alors qu’il est de 1727 € d’après vos déclarations. De ce fait on a des doutes sur les chiffres des années suivantes. Je rappelle que pour les villes de la taille de Clamart, la moyenne de l’endettement par habitant tourne autour de 1400 €. L’encours de la dette a explosé entre 2014 et 2015 et reste à peu près stable depuis. En conséquence, la capacité d’autofinancement a chuté depuis 3 ans.

Plus globalement, On ne voit ni le Projet écologique ni le Projet social, ni le Projet économique.

L’avenir de Clamart ne se résume pas en d’innombrables opérations immobilières et coûteuses…

Pour toutes ces raisons, liées à la politique locale et nationale de droite dure dont vous vous inspirez pour Clamart, nous désapprouvons ce rapport.

Je vous laisse maintenant la parole pour vos habituelles caricatures.

Le ROB n’a pas vocation à donner des détails, nous répond le maire qui reste incapable de répondre, même oralement, à nos quelques questions. Il évoque les aides régionales qui lui permettent de ne pas s’endetter et de ne pas augmenter les impôts, ignorant d’une part que ces aides émanent des régions et  restent des impôts qui pèsent sur les citoyens de la région et donc les Clamartois, et d’autre part qu’elles ne sont pas reconductibles à l’infini.

Le Maire se vante à nouveau de sa prime de « présentéisme » qui bénéficierait aux agents puisqu’elle diminue l’absentéisme. Pourtant cette prime, qui ne dit pas son nom, vise à inciter les agents à ne pas prendre leurs congés maladie par exemple et a des conséquences sur leur santé. Prime de présentéisme dont sont exclues les femmes étant donné l’activité familiale qui trop souvent reste à leur charge exclusive.

Revenant sur notre allusion, assimilant les restrictions budgétaires de l’état et du gouvernement à la politique de droite dont il se réclame, le maire précise que « Macron et l’extrême gauche mangerait du camembert ensemble ». On a presque envie de pleurer…

Nous nous étions opposés, l’an dernier, à la mise en place de la prime de présentéisme. Dans le contexte épidémique actuel, les reproches que nous formulions alors prennent aujourd’hui un relief tout à fait particulier. Le maire reviendra-t-il enfin sur cette mesure délétère ?

Question n°7 de l’ordre du jour

Octroi d’une garantie d’emprunt de 31 135 659.94 € à CLAMART HABITAT-VSGP pour l’acquisition en VEFA de six lots comprenant 171 logements sociaux situés sur la ZAC PANORAMA à Clamart.

Le groupe Clamart Citoyenne vote CONTRE. Nous sommes les seuls.

Bien sûr, le maire ironise sur le fait que nous votions « contre le logement social ». C’était prévisible, et nous l’avions anticipé. Nous avons cependant jugé que ça ne valait pas le coup de faire une intervention pour prévenir cette ironie ; ça ne l’aurait certainement pas arrêté.

Oui, nous sommes contre la construction de logements ici, qu’ils soient sociaux ou non. Nous avons plusieurs fois longuement développé nos raisons de nous y opposer, et nous restons en cohérence avec nos votes sur des délibérations similaires le 05-12-2018, questions 12 à 16) :

  • Compte tenu de la pollution de la zone avec la proximité de des installations nucléaires du CEA en cours de démantèlement.
    .
  • Cette opération est gérée par la SPLA PANORAMA dans le Conseil d’administration duquel l’opposition est exclue. Un « rapport des mandataires » nous a bien été transmis en septembre 2018 mais ses informations ne permettent aucun contrôle précis sur la manière dont se décident et se gèrent les relations et opérations immobilières. Nous restons donc dans l’incapacité de cautionner quelque opération que ce soit en relation avec la SPLA.

AMENAGEMENT URBAIN
PATRIMOINE COMMUNAL
COMMANDE PUBLIQUE

Question n°8 de l’ordre du jour

Autorisation de déposer un permis de construire ou toute autre demande d’autorisation d’urbanisme pour les travaux d’installation d’un gymnase provisoire rue du Guet avec tribune de 250 places et construction d’un terrain de tennis.

Nous trouvons le projet Hunebelle trop coûteux et disproportionné. Nous vous laissons assumer les conséquences des choix qui en découlent, notamment la dépense de 1 M€ pour une installation qui a vocation à être provisoire

Cette installation ne devait-elle pas se faire sur le terrain adossé au gymnase de Bretagne et non pas rue du Guet ? 

D’autre part, au vu des rencontres que nous faisons, et en particulier quand on demande aux Clamartois leur avis sur le projet Hunebelle, nous pensons que le maire ne sera pas réélu. Ce projet sera alors abandonné. Il n’est donc pas opportun de lancer ces travaux.  

Le club de volley, qui fait un travail formidable, pourra le poursuivre dans son gymnase actuel. Et puis, il n’y a aucune urgence à déposer ce permis de construire, puisque ce terrain rue du Guet ne sera pas libre avant longtemps.

Le maire répond : « Nous sommes sur de la location. Beaucoup de commerçants me disent qu’ils ont développé leur chiffre d’affaires dans ce provisoire… Sur le stade c’est la même logique, vous devriez remarquer que les associations ont été associées. Et puis qu’allez-vous faire ? Vous arrêterez le projet, vous paierez les pénalités ? ».

Il nous accuse d’avoir voté contre les projets d’agrandissement ou les travaux d’investissement, de jouer sur les peurs, d’agiter les riverains pénalisés par les travaux, de ne pas vouloir développer les activités de loisirs… Comparée aux projets des villes comme Meudon, Issy les Moulineaux, Boulogne, la taille du projet serait normale.

Le groupe Clamart Citoyenne vote CONTRE.
Le reste de l’opposition vote ABSTENTION.

Comme à son habitude, le maire ne répond pas mais caricature l’opposition.

Clamart Citoyenne n’est bien entendu pas contre les projets en général mais reste très attachée, et veillera, à ce que ces projets répondent aux besoins de la population et soient réalisés en compatibilité avec la qualité de l’environnement. Les projets de la ville n’ont pas vocation à assurer la pérennité d’élus.

Question n°9 de l’ordre du jour

Remboursement de frais de parking à des usagers.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

Question n°10 de l’ordre du jour

Approbation des avenants relatifs aux conventions financières d’enfouissement des réseaux de communications électroniques des opérateurs Orange et Numéricâble – rue Hébert, rue Pierre Bogaert, avenue Pierre Corby, rue d’Estienne d’Orves (entre rues Emmanuel Sarty et Jean Georget) et rue du Parc (entre rues Monplaisir et Progrès).

La délibération est adoptée à l’unanimité.

AFFAIRES FONCIÈRES
URBANISME

Question n°11 de l’ordre du jour

Cession de parties de terrains communaux sis rue des Charbonniers à Vélizy-Villacoublay, à des riverains de la rue de l’Espérance.

Jusqu’à présent, sur ces parcelles, le choix entre jardins partagés, petit parc ou agrandissement des jardins individuels n’était pas tranché. Il devait se faire en concertation avec les habitants. Nous n’avons pas eu de détails sur cette concertation, mais nous aurions préféré que ces terrains restent dans le domaine communal, pour permettre une utilisation collective.

Car outre celles qui avaient déjà été évoquées, d’autres utilisations auraient été possibles, que nous étudierons si nous sommes élus : une piste cyclable par exemple.

Nous n’avions pas pu aller à la commission de préparation. Certains éléments que le maire nous apporte, sur les réactions des habitants, nous incitent à changer notre vote : nous avions prévu de voter contre, mais nous nous abstiendrons.

Le maire dit que nous n’avons aucune idée du terrain pour proposer ici une piste cyclable, puisque c’est dans une impasse.

Nous continuons de penser qu’avec une vision à plus long terme, il pouvait être intéressant de garder ces parcelles dans le domaine public.

Le groupe Clamart Citoyenne vote ABSTENTION.

AFFAIRES CULTURELLES

Question n°12 de l’ordre du jour

Approbation d’une convention de partenariat entre la Ville de Clamart et l’EPT Vallée sud – Grand Paris relative à la prise en charge de la réalisation du socle d’une sculpture.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

Dans la convention, le descriptif du socle était vide ! Nous avons dû le demander aux services, qui nous l’ont aussitôt fourni. Nous sommes systématiquement convoqués à la dernière limite légale, si ce n’est pas pour permettre à la municipalité de préparer convenablement les documents, comment peut-elle le justifier ?

SPORT

Question n°13 de l’ordre du jour

Approbation d’une convention de partenariat entre la Ville de Clamart et l’association SOS MNS dans le cadre de l’opération Clamart Plage 2020.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

Question n°14 de l’ordre du jour

Approbation d’une convention relative aux modalités de participation financière de la Ville de Clamart à la reconstruction du gymnase Les Closiaux à Clamart.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

VIE ASSOCIATIVE
JUMELAGE

Question n°15 de l’ordre du jour

Versement d’une subvention à l’association la Petite Bibliothèque Ronde.

C’est une délibération qui nous intéresse hautement, car elle concerne la Petite Bibliothèque Ronde, à laquelle nous sommes spécialement attachés, depuis très longtemps. Considérant que les critères n’étaient pas transparents, nous avions jusqu’à présent comme principe de nous abstenir systématiquement pour les subventions aux associations.

Nous ferons ici exception. D’une part parce que, cette fois, nous savons que cette subvention correspond exactement à la demande faite par l’association. D’autre part parce que cette association a été très malmenée, et que par ce vote exceptionnel nous voulons montrer notre soulagement de ce que ce ne soit plus le cas.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

Question n°16 de l’ordre du jour

Approbation du programme d’actions de coopération décentralisée avec la Ville d’Artachat.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

Clamart Citoyenne a toujours voté Pour cette délibération.

PERSONNEL

Question n°17 de l’ordre du jour

Mise à disposition d’agents de la Ville auprès du Centre communal d’action sociale (CCAS).

8 employés du CCAS sont rattachés à la ville. Leur situation administrative n’était pas tout à fait en adéquation avec la réalité de leurs fonctions : 4 agents ont choisi la mutation (employeur CCAS) alors que 4 autres ont choisi d’être mis à disposition du CCAS (employeur Mairie). Il s’agit d’approuver les mises à disposition.

Pourrait-on nous remettre le courrier adressé aux intéressés garantissant leur libre choix ?

Le maire croit que ce sont des courriers non communicables au sens de la loi.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

Question n°18 de l’ordre du jour

Mise en place d’une part supplémentaire « IFSE régie» dans la cadre du RIFSEEP.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

Question n°19 de l’ordre du jour

Modification du tableau des emplois de la Ville.

La délibération est adoptée à l’unanimité.

Nous avons préalablement vérifié qu’il ne s’agissait que de créations de poste ou de transformations de CDD en CDI. C’est le cas.

QUESTION ORALE

Monsieur le Maire,

Les équipes de campagne du candidat Jean-Didier Berger passent plusieurs fois par jour recouvrir intégralement de leurs affiches électorales les panneaux d’affichage libre, ne laissant aucune place aux autres communications ou informations.

Avec les équipes de Clamart Citoyenne nous avons, pendant plusieurs mois, tenté de partager ces panneaux d’affichage en n’en recouvrant pas la totalité. En vain. Une stratégie d’arrachage systématique et d’occupation intégrale nous a toujours été opposée. Nous avons plusieurs fois proposé à vos équipes de partager les panneaux afin que chacun puisse s’y exprimer. Elles nous ont toujours répondu négativement.
Les Clamartois assistent donc à un spectacle navrant d’arrachage et de recollage d’affiches, des dizaines de fois par jour. Nous recevons de plus en plus de messages, et de sollicitations, regrettant, parfois très en colère, cette énorme consommation de papier, très peu écologique.

Outre l’aspect peu économique (rappelons que ce sont les contribuables qui supportent ces frais), peu démocratique et anti-écologique de ces méthodes, cet état de fait cause des désordres sur la voie publique : la colle sur le sol rend les trottoirs glissants et dangereux, et les restes d’affiches par terre offrent un spectacle désolant.
Or vous êtes responsable de la voie publique.

Nous en appelons à votre sens des responsabilités et de la démocratie, ainsi qu’à votre devoir écologique, en vous demandant d’appeler publiquement à un partage équitable de ces panneaux d’affichage « libre », partage auquel nous souscrirons bien volontiers, pour permettre une campagne plus respectueuse des habitants et de l’environnement comme on peut en voir dans d’autres communes proches, comme par exemple Fontenay-aux-Roses.

Nous vous remercions.

Nous vous invitons à regarder la réponse du maire en vidéo pour apprécier le niveau de mépris dont il est capable.

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4 réponses à Au Conseil municipal du vendredi 7 février 2020

  1. Claudine Morinet dit :

    Bonjour et merci pour cet article très bien détaillé sur la situation actuelle de la ville de Clamart. Cela prête à réflexion sur les points à développer dans le cadre de notre association.
    Bonne poursuite du confinement!
    Claudine Morinet

    • CCadminWP dit :

      Merci, nous vous souhaitons également de passer cette période dans les meilleures conditions.

      Bien cordialement,
      L’équipe de Clamart Citoyenne

  2. Fayolle fournioux dit :

    Merci pour ce travail sérieux

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