L’humour à gerber de Berger

Mardi dernier, nous avons eu un Conseil municipal à Clamart. Le maire, Jean-Didier Berger, s’est montré, comme à son habitude, méprisant, autoritaire, ironique, humiliant… Bref, rien de nouveau sous ce soleil de juillet. Il n’empêche que j’en suis sorti encore plus indigné que d’habitude. Mais le pire était à venir…

En effet, le lendemain, je découvre cette vidéo. Il s’agit d’un débat, au Conseil régional cette fois, sur l’avortement. Une élue, visiblement émue, propose un amendement pour renforcer l’information et lutter contre la désinformation à ce sujet.

Jean-Didier Berger conclut sa réponse ainsi : « Si je pouvais faire un brin d’humour pour terminer, je dirais que la meilleure méthode, en l’occurrence, en ce qui concerne cet amendement, c’est le retrait. »

Hé oui, ce monsieur est capable de propos aussi odieux, aussi abjects… Tout ce qui peut le faire mousser est bon à prendre, et si c’est sur le dos de celles qui souffrent, tant pis pour elles. Son sourire autosatisfait en dit long…

Cette blague, au-delà de sa médiocrité et de sa grossièreté, mérite qu’on s’y attarde un peu. Parler de retrait est, de façon caricaturale, se situer depuis la place de l’homme, alors que seul le corps de la femme est concerné. C’en est d’autant plus choquant (et, au passage, ça peut heurter tout autant les adversaires de l’avortement).

Et puis, dans la liste qu’il a dans les mains (c’est visiblement un sujet qu’il connaît mal, car il est rare qu’il lise des notes), en réalité il n’y a pas grand-chose sur l’IVG. Acheter des échographes et promouvoir la contraception, ça y participe, certes, mais très indirectement.

Pour essayer de parler du fond, pourquoi refuse-t-il cet amendement qui, si je comprends bien, vise à lutter contre la désinformation ? Hé bien, peut-être parce que celle dont il est en quelque sorte le suppléant dans cette instance, celle qu’il soutient désormais (avant, c’était François Fillon…), la suivant quand elle quitte les Républicains, puis quand elle y revient, faisant sa promotion jusque (de manière potentiellement illégale) dans le journal municipal, celle sur laquelle il a tout misé ces dernières années : Valérie Pécresse, est proche de ces milieux qui militent contre l’avortement. On l’a vue à la Manif pour tous, et elle refuse de suspendre les subventions de la Région au lycée Stanislas, alors que des enquêtes de Mediapart et de l’Express ont révélé la politique extrêmement réactionnaire de cet établissement privé sur tous les sujets qui touchent à la sexualité, et en particulier à l’avortement, assimilé ni plus ni moins à un meurtre.

Pendant la campagne des élections régionales, Valérie Pécresse avait fait la courte-échelle à l’extrême-droite, en en reprenant le vocabulaire, et en désignant clairement son adversaire : la gauche. Jean-Didier Berger marche dans ses pas. D’ailleurs, depuis qu’il est candidat aux élections municipales à Clamart (2008), il n’y a plus de liste d’extrême-droite. Comme s’il n’y en avait plus besoin…

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