Conseil municipal du mercredi 14 décembre 2022 – En bref (ou presque…)

L’intégralité de ce conseil municipal est visible ici :

On peut y admirer, dès le début du conseil (car, de ce point de vue, le maire est monté en puissance – cf. questions orales en fin d’article), à la suite de notre demande de rectification du compte rendu du conseil précédent, le style assez particulier des réponses du maire de Clamart :


Pour la suite des délibérations, les principaux points de l’ordre du jour portaient sur la SEM Vallée Sud Mobilités. Compte tenu des incertitudes pesant sur ce projet le groupe Clamart Citoyenne a décidé de s’abstenir.


Un vœu, sur le projet d’aménagement de la place Aimé Césaire et de ses abords, a été porté par les Démocrates Clamartois. Nos propositions d’amendements et notre explication de vote figurent dans cet extrait de l’enregistrement vidéo du conseil municipal.

Nous y présentons de façon assez détaillée le rapport de la commissaire enquêteur, notamment ses analyses et motivations, et surtout l’avis défavorable qu’elle porte en conclusion.

Dans sa réponse, le maire de Clamart déclare qu’il avait été extrêmement surpris par cet avis défavorable, que les habitants avaient été largement consultés et que « l’immense majorité des avis avaient été des avis favorables » (57 avis ont été recueillis dans le registre d’observations). Il a ensuite déclaré que nous, et « nos amis, à travers une association bien connue » avions « fait en sorte que cet avis soit un avis négatif » et qu’il avait découvert que le commissaire enquêteur « avait par le passé été une élue socialiste dans le département » (ce qui est faux, le maire devrait un peu mieux travailler ses dossiers…). Il a ajouté : « Je ne vais pas m’arrêter à l’avis d’une personne, commissaire enquêtrice ou pas ».

A aucun moment le maire, président du Territoire, n’a répondu devant le conseil municipal sur le fond du dossier et sur les importants problèmes soulevés dans le rapport d’enquête. Il s’est cantonné à une série d’affirmations relatives à notre supposée influence sur la commissaire enquêteur, à des insinuations quant à sa probité et ses affinités politiques passées, et à l’absence d’intérêt qu’il semble apporter à ses avis.

A l’issue de cet échange le vœu du groupe (opposition) Démocrates clamartois, appelant à reconsidérer et redéfinir le projet, vœu qui aurait pu être, moyennant des modifications mineures, soutenu par le groupe Clamart Citoyenne, a été rejeté par la majorité municipale, à l’appel du maire de Clamart. 


La dernière partie du conseil a été consacrée aux réponses du maire aux *questions orales que nous avions préparées, questions destinées à éclairer les Clamartois.es sur des sujets qui les concernent directement. Le maire, dans une interprétation très personnelle de son propre règlement intérieur et du code des collectivités territoriales, a, comme lors du conseil municipal précédent, refusé arbitrairement deux de ces questions : sur la maison forestière, mise en vente, et sur le théâtre Jean Arp, dont l’avenir semble incertain.

Manifestement le maire est très gêné par certaines questions, on devine pourquoi, et il fait alors preuve d’un autoritarisme totalement inapproprié.


*Les questions « orales » sont en fait des questions écrites transmises, 48H avant le conseil municipal, au cabinet du maire.

Le règlement intérieur du conseil municipal dispose que « conformément à l’article L. 2121-19 du CGCT, les conseillers municipaux ont le droit d’exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. »

Il n’est pas donc pas fait mention, comme s’en prévaut le maire, de « compétence communale ». En ce qui concerne la maison forestière, la ville peut se porter acquéreur, ce qui est une compétence communale, et, pour la seconde question, la ville de Clamart affirme elle-même être un partenaire institutionnel du théâtre Jean Arp qui bénéficie de son soutien. Il donc assez extravagant d’affirmer, comme il le fait, que la vie de ce théâtre ne relève pas des affaires de la commune.


Question sur la Cession de la maison forestière de Clamart

 Question refusée par le maire de Clamart

Texte intégral de notre question...

Monsieur le Maire,

Vous avez reçu plusieurs courriers vous alertant sur le fait que la maison forestière de Clamart, et la parcelle de 2000 m2 du bois de Clamart sur laquelle elle est implantée, sont mises en vente par l’Etat. Cette mise en vente aux enchères devrait se dérouler du 13 au 15 décembre. Vous qui affirmez être un défenseur de l’environnement, pourquoi n’exercez-vous pas votre droit de préemption, soit directement, en tant que Maire de Clamart, soit en intervenant auprès du Territoire, dont vous êtes le président, ce qui devrait faciliter les choses, afin que cette parcelle de forêt, classée, et cette maison, figurant à l’inventaire des bâtiments historiques, soient préservées et puissent par exemple être gérée par des associations à visée éducative à l’instar d’initiatives prises par d’autres communes ?

Sur ce dernier point, des organismes porteurs d’un projet se sont-ils déjà manifestés ?

La ville de Clamart n’hésite pas à exercer son droit de préemption ou à financer bien d’autres opérations, dont les contours sont souvent pour le moins discutables. Elle a l’opportunité d’agir ici au bénéfice de tous les Clamartois.es dans une opération associant clairement cadre de vie, défense de l’environnement et intérêt général.

Je vous remercie par avance pour vos réponses.


Question sur le Refus d’une question orale sur le théâtre Jean Arp lors du conseil municipal du 30 novembre 2022

 Question refusée par le maire de Clamart

Texte intégral de notre question...

Monsieur le Maire,

Lors du dernier conseil municipal du 30 novembre dernier, vous avez refusé que nous posions une question sur la situation du Théâtre Jean Arp affirmant que, ce théâtre étant désormais un équipement du Territoire, le conseil municipal n’était pas le lieu pour poser une telle question.

Or, le règlement intérieur du conseil municipal dispose que « conformément à l’article L. 2121-19 du CGCT, les conseillers municipaux ont le droit d’exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. », il est précisé plus loin que « si la question orale ne présente pas d’intérêt communal, le Maire met fin au débat et passe à l’examen de la question suivante éventuelle. »

Il n’est pas donc pas fait mention stricto sensu d’une compétence communale. Par ailleurs, la ville de Clamart affirme elle-même être un partenaire institutionnel du théâtre qui bénéficie de son soutien.

Votre refus est donc pour le moins surprenant : en quoi la fusion ratée du Théâtre Jean Arp avec celui de Chatillon n’aurait pas trait aux affaires de la commune ou ne serait pas d’intérêt communal, ou n’intéresserait pas les Clamartois ?

Quand nous parlons de notre ville à des non-Clamartois, les deux sujets qui reviennent le plus souvent sont l’attentat contre le Général De Gaulle, et le Théâtre Jean Arp. Celui-ci a en effet acquis, notamment pendant les années où il a été dirigé par Farid Bentaieb (de 1997 à 2016), une excellente réputation, qui s’est étendue à toute l’Île-de-France, voire au-delà, et qui faisait la fierté de tous les Clamartois qui le fréquentaient.

La suite, entre les travaux interminables de la rue P. Vaillant-Couturier et la crise sanitaire, a été difficile. Mais au moment où les activités de notre théâtre pouvaient retrouver une certaine normalité, au lieu d’essayer de reprendre ce qui avait fait son succès voilà qu’il a été décidé de fusionner avec le Théâtre de Chatillon, en nommant le directeur de ce dernier, Christian Lalos, à la tête des deux théâtres ?!?

Les techniciens qui travaillaient à Clamart se sont alors vu imposer une baisse de salaire de plus d’un tiers alors qu’en 25 ans ils n’avaient jamais demandé d’augmentation, et que cette rémunération n’avait été remise en question ni par la Ville ni par le Territoire et qu’elle est encore pratiquée par le conservatoire et pour les prestations événementielles à Clamart !

Bien entendu, ces techniciens, intermittents du spectacle, se sont tournés vers d’autres théâtres de la région, et celui de Clamart peine maintenant à leur trouver des remplaçants, ce qui remet fortement en cause la tenue des prochaines productions. À noter que, contrairement à ce qui s’est dit, il ne s’agissait pas de « permittents » : la plupart d’entre eux travaillent dans plusieurs théâtres, et leurs heures déclarées correspondant bien à leurs heures effectives.

En général la plaquette de présentation de la saison à venir est disponible dès juin. Cette année elle ne l’était toujours pas au moment de la soirée de présentation le 22 septembre. En effet, pour d’opaques raisons, le Territoire, les Villes et la direction ne sont pas parvenues à se mettre d’accord ce qui fait que, trois mois plus tard, c’est encore la banderole de la saison précédente, en piteux état, qui est accrochée au théâtre. Comment le public peut-il, dans ces conditions, faire ses choix ? Par ailleurs, les techniciens ayant à l’occasion de cette soirée fait savoir les nouvelles conditions de travail qui leur étaient imposées, nombre de spectateurs ont pris conscience que leur théâtre, auquel ils sont particulièrement attachés, où ils trouvent un accueil, une écoute et des conseils précieux, était en train de se fourvoyer dans une impasse. Beaucoup ne se sont donc pas abonnés, pour la première fois depuis longtemps, ou l’ont fait ailleurs. Depuis, la plupart des spectacles se jouent en demi-salle, et la fréquentation est en chute libre.

Ce qui faisait la qualité de la programmation, à la fois exigeante et ouverte à la découverte, avec parfois des « têtes d’affiche » attractives, disparaît. Les promesses, faites lors de la fusion, de se tourner vers de nouveaux publics ne sont pas tenues.

Le Théâtre de Châtillon avait tenté récemment, sans succès, de fusionner avec celui de Fontenay-aux- Roses. Ce théâtre semble avoir de fortes ambitions, ce qui pourrait être tout à fait légitime si ce n’était pas, comme cela semble être le cas, au détriment du rayonnement du Théâtre Jean Arp, dont le nom- même, pourtant emblématique, disparaît.

L’équilibre entre les deux structures semble désormais nettement en faveur de Châtillon, qui accueille cette saison 48 spectacles, dont la majorité de ceux de la discipline « théâtre », contre 36 à Clamart, qui possède pourtant des infrastructures plus complètes.

Quand on ajoute que ce dernier ne fera plus partie de l’organisation de la Fête des Petits Pois, alors que jusque-là, en proposant les spectacles de rue, il pouvait en garantir la qualité artistique, nous vous posons la question, à laquelle nous espérons une réponse rassurante : Monsieur le Maire, vous qui affirmez être son partenaire et son soutien, quelle est votre ambition pour le Théâtre de Clamart ?

Nous vous remercions.


David Huynh : Question sur Les logements passerelles à Clamart

La Ville de Clamart dispose depuis des années de huit logements dits « passerelles » pour les femmes, souvent accompagnées d’enfants, en situation d’urgence. Les femmes payent un petit loyer, et la ville verse 1000 euros par an et par logement à Vallée Sud Habitat, le reste étant financé par des subventions, en particulier de l’Etat. La pauvreté et la précarité augmentent à Clamart comme ailleurs. Une commission émanant du CCAS statue sur les attributions de ces logements.

Par ailleurs le règlement du CCAS de Clamart limite à deux fois deux nuitées d’hôtel l’aide qui peut être apportée en extrême urgence. Or le 115 ne parvient pas toujours en ce moment à trouver une solution d’hébergement après quatre nuits.

Nous souhaiterions savoir combien de dossiers de demande de logements passerelles sont traités par la commission par an, et combien de femmes Clamartoises dont la situation sociale est compatible avec l’intégration d’un logement passerelle ne peuvent en bénéficier.

En d’autres termes combien faudrait-il de logements passerelles pour répondre à la demande ?


Didier Dincher : Question sur Le projet de géothermie entre la ville de Clamart et de Meudon 

Monsieur le Maire,

Lors du conseil municipal du 30 novembre dernier, vous demandiez au conseil municipal de Clamart de rendre un avis défavorable sur le projet de géothermie porté par la ville de Meudon.

Convaincu de l’urgence climatique et de l’importance de s’affranchir des limites communales et intercommunales, nous réaffirmons notre souhait que les maires de Clamart et de Meudon, ainsi que les territoires Vallée Sud Grand Paris et Grand Paris Seine Ouest, puissent s’entendre sur un projet commun dans l’intérêt des Meudonnais et des Clamartois, vu la proximité du quartier de Meudon-la-forêt avec notre commune.

Nous voulions donc savoir si le maire de Meudon vous avait contacté précédemment pour que ce projet soit porté conjointement par les deux villes ? Et si c’est bien le cas, quelle suite vous aviez apporté à cette sollicitation de la ville de Meudon ?

Nous vous remercions pour votre réponse.

Chacun appréciera ici la façon dont le maire esquive toute réponse à la question posée. Manifestement il ne tient pas à coopérer avec la commune de Meudon et semble simplement déterminé à faire capoter son projet.

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