La fatalité ?

Au conseil municipal du 28 mars, interrogé sur la situation de l’immeuble du 50 avenue Jean Jaurès, le maire déclare :

« Il faut prendre un peu de recul pour se dire que dans cette séquence d’urbanisme que connait notre pays avec des immeubles qui ont été construits il y a entre 100 et 150 ans sans fondations, que dans beaucoup de villes dans notre pays on va avoir ce type de problème quand un immeuble au milieu de deux autres est démoli, c’est ce qui s’est passé un peu à Marseille avec des conséquences dramatiques… »

Il est inquiétant d’entendre que le maire pense qu’il s’agit d’une fatalité, d’un simple aléa de chantier. Il semble éluder les éventuelles responsabilités et n’évoque aucune mesure préventive pour éviter la répétition de ce genre de problème.

Le maire ajoute ensuite :

« Ce serait bien que tous ceux qui veulent évoquer ce sujet le fassent de façon responsable et n’invoquent pas des problèmes qui n’existent pas, de tous ordres, j’ai entendu parler de carrières, d’hydrogéologie, tout cela n’a absolument rien à voir et c’est vraiment très irresponsable de jouer avec les peurs pour en retirer un intérêt politicien ou électoral… »

Le maire a-t-il déjà obtenu le rapport d’expertise final ? Connait-il déjà les conclusions des procédures judiciaires en cours pour affirmer avec certitude qu’il n’y a nul problème de carrières ou d’hydrogéologie alors même qu’il a commandé une étude hydrogéologique sur la commune ?

La construction, en bordure d’un immeuble ancien, d’un bâtiment prévoyant trois niveaux de sous-sol est-elle raisonnable alors que le maire semble savoir que cette configuration est potentiellement problématique ?
On peut maintenant regretter qu’il n’y ait pas eu une surveillance du chantier accrue et une
attention particulière sur les pratiques techniques de l’entreprise.

(Voir notre Tribune et nos propositions sur ce sujet)

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Une réponse à La fatalité ?

  1. Delahaye dit :

    Effectivement une telle construction avec 3 niveaux en sous-sol méritait un contrôle préventif plus sérieux qui semble absent malgré le risque encouru qui lui était pourtant bien manifeste. Marcel

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