Urbanisme : préservons le cadre de vie de tous les Clamartois

Sur la densité des nouveaux quartiers de Clamart…

Répondre aux besoins de logements ou qualité de vie, faut-il vraiment choisir ? La quantité de projets immobiliers lancés par la majorité municipale sur la ville de Clamart ne se ferait-elle pas au détriment de la qualité de vie à laquelle aspirent les habitants ?

DES NOUVEAUX QUARTIERS PLUS DENSES QU’À HONG-KONG

Les faits. La densité actuelle moyenne de la ville est de 9 000 habitants par km² sans la forêt (6 000 habitants par km² en l’incluant). Selon l’INSEE, les quartiers plus denses de Clamart comptaient de 16 000 habitants/km2 à la Garenne (près du complexe sportif du Petit Clamart) à 22 000 habitants/km2 près de la gare (entre les avenues Jean Jaurès et Victor Hugo).

Les projets immobiliers lancés depuis 2014 conduisent à une densité de 36 000 habitants/km2 au Panorama, 59 000 habitants/km2 à Grand Canal et jusqu’à 67 000 habitants / km2 pour le projet Le Nôtre-3F ! On peut alors parler de sur-densification. Ces deux derniers projets en cours dépassent même les densités les plus extrêmes recensées à Hong-Kong avec plus de 50 000 habitants/km2 dans les quartiers les plus peuplés !

UNE VISION DEPASSÉE DE L’URBANISME TRANSFORMANT CLAMART EN VILLE-DORTOIR

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Schéma directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) recommandent un urbanisme équilibré et raisonné respectant notamment le principe de la mixité fonctionnelle logements/emplois. Ainsi, une ville doit accueillir des emplois afin de permettre aux habitants de travailler à proximité de leur domicile (moins de temps de transport, moins de stress pour un meilleur équilibre vie personnelle/professionnelle, moins de trajets en voitures et donc moins de pollution, etc.).

À Clamart, cette recommandation sera difficile à suivre par suite du départ des 500 emplois du centre de Recherche EDF au site du Panorama et la volonté de la majorité municipale de remplacer par des logements les zones d’emplois existantes le long de la D906 et dans la zone d’activité Noveos. Clamart est en passe de devenir une ville-dortoir.

L’OMS recommande aussi un urbanisme favorisant l’adaptation au changement climatique et à la stabilité du climat (économies d’énergie, réduction des émissions de GES). Les projets urbains doivent donc intégrer les normes environnementales les plus exigeantes dans la construction et l’usage des bâtiments. Ce n’est pas le cas des nouvelles écoles construites au Panorama et à Grand Canal dont les cours sont goudronnées alors que des cours « oasis », désimperméabilisées, auraient été préférables pour une adaptation au changement climatique. Autre illustration : pour des raisons de rentabilité – au bénéfice des promoteurs – le choix a été fait de ne pas systématiser les appartements traversants (favorisant une climatisation naturelle) dans les nouveaux quartiers. De plus, les structures choisies ne sont pas adaptées à l’implantation de panneaux photovoltaïques qui devront pourtant se généraliser dans un futur très proche.

POUR UN URBANISME APAISÉ ET ÉQUILIBRÉ

Clamart Citoyenne n’est pas opposée par principe à une densification de la ville notamment aux abords des principaux axes de transports en commun, mais nous pensons qu’elle doit être raisonnée et pragmatique.

Une densification équilibrée en zone urbaine évite une artificialisation des sols en zone périurbaine et sur les zones agricoles. Nous partageons l’objectif « Zéro Artificialisation Nette (ZAN) des sols » annoncé par le plan biodiversité de 2018 qui vise à préserver les terres agricoles, à favoriser l’infiltration des eaux, à maintenir la biodiversité et donc la constitution de puits de carbone.

Force est de constater que les projets immobiliers extrêmement denses portés par la majorité municipale vont à l’encontre d’un développement urbain équilibré.

Clamart Citoyenne promeut un urbanisme qui considère le bien-être des habitants et l’avenir de leurs enfants avant la rentabilité des promoteurs. Nous ferons des propositions dans ce sens dans le cadre de la modification du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) lancée par le Maire de Clamart et Président de l’intercommunalité Vallée Sud Grand Paris.

 

Sources des données :

geoportail.gouv.fr

 INSEE 2018

Clamart.fr

 Vallée Sud Aménagement

OMS « Urbanisme et santé 2000 »

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